Accidents mortels : le ras-le-bol d'un élu
C'est peu avant de passer sous la
Rennes-Saint-Malo (N137) que la nationale 176 passe de 2 x 2 voies à une voie dans chaque sens.
Le conseiller général de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine « n'en peut plus » des accidents graves entre Dol et le pont Chateaubriand. Il demande des travaux d'urgence.
Le conseil général veut débattre avec l'État des principaux besoins d'infrastructures routières et ferroviaires (Ouest-France de vendredi). Pourquoi mettre le doigt particulièrement sur la nationale 176 entre Dol et Dinan ?
En tant que conseiller général de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, je suis hélas bien placé pour constater que la population locale n'en peut plus de cette portion de 6 km de la nationale 176 entre Dol-de-Bretagne et le pont sur la Rance. Sur ces 6 km, on passe de 2 voies à une voie etn en outren on se raccorde à une autre 2x2 voies, la Rennes-Saint-Malo.
Ce sont des conditions très propices aux accidents graves. Localement, la population l'appelle la « route de la mort ». On évite le plus possible de l'emprunter. J'estime que depuis qu'elle existe, au milieu des années 1990, on doit compter plus d'une trentaine de tués sur ce tronçon.
Il s'agit d'une route nationale, la mise en 2 x 2 voies est-elle prévue par l'État ?
Oui, depuis l'origine (1). Pour mettre ces 6 km aux normes autoroutières, il ne manque que cette mise à 2x2 voies et le doublement du pont Chateaubriand. Les réserves foncières sont prêtes. D'ailleurs, quand j'appelle les représentants de l'État, la réponse est toujours la même : « C'est en cours... » C'est en cours depuis 20 ans ! Bien sûr, je ne sous-estime pas que cela aura un coût élevé. Mais une vie humaine brisée, cela a un coût aussi.
Que préconisez-vous ?
Que les travaux se fassent au plus vite. Et si on ne peut pas doubler le pont Chateaubriand rapidement, qu'on installe au moins un muret central en béton pour éviter les collisions frontales. Ou alors, qu'on ferme carrément la N176 à cet endroit. C'est une solution extrême, mais si ça n'avance pas, je pense que je ne serais pas le seul élu du secteur à manifester sur la route avec mon écharpe tricolore pour qu'on procède à cette fermeture.
Quand il y a un accident mortel, vous l'ignorez peut-être, mais ce sont très souvent les élus qui vont sur place pour accrocher au poignet des victimes le bracelet qui certifie qu'une autorisation de déplacer le corps a été donnée. On n'en peut plus de faire cela si souvent à La Ville-ès-Nonais.
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