Conseiller Général d'Ille et Vilaine
« On ne peut pas s'en sortir »
L'après-midi, une partie d'entre eux s'est retrouvée à Saint-Benoît, où se tenait une réunion d'information sur le Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage). « Entre le prix du lait et l'environnement qui nous met des bâtons dans les roues, on ne peut pas s'en sortir », constate Jean-Baptiste Mainsard, responsable de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA). Il est ressorti un peu déçu de cette rencontre avec les élus locaux.
« Si sur les 33 000 hectares du secteur du Sage, 8000 sont classés en zones humides, comment l'agriculture s'adaptera aux futures contraintes ? », s'interroge Jean-Baptiste Mainsard. « Comment ce programme sera décliné dans les cours d'eau et les zones humides. Personne n'a pu nous répondre, car ce n'était pas l'objectif de cette réunion. »
Jean-Françis Richeux, pour sa part, se veut rassurant. Le maire de Saint-Père-Marc-en-Poulet, également conseiller général, préside le Sage. « Il s'agit avant tout d'une instance de concertation, où l'on élabore un projet pour un territoire d'avenir tout en préservant la qualité de l'eau et les paysages, explique-t-il. Les professionnels, qu'ils soient agriculteurs, ostréiculteurs ou conchyliculteurs, y sont associés. »
« Le lait n'a pas de prix »
Pour lui, il n'y a pas de territoire sans activité économique. « Les producteurs laitiers, comme l'ensemble de la profession agricole, sont essentiels au maintien de notre identité. » En marge de la réunion du Sage, il se dit d'ailleurs solidaire des producteurs en lutte contre la chute du prix du lait. « À vrai dire, le lait n'a pas de prix, il faut redonner de la noblesse au métier. En tant qu'élu, je m'engage à les soutenir et à les accompagner. »