.
.
.
JOLIMENT BIEN DIT
L'emploi du pronom indéfini...
>
> Il était une fois quatre individus qu'on appelait
> Tout le monde - Quelqu'un - Chacun - et Personne..
> Il y avait un important travail à faire,
> Et on a demandé à Tout le monde de le faire.
> Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait.
> Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.
> Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde !
> Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire
> Et Personne ne doutait que Quelqu'un le ferait
> En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun
> Parce que Personne n'avait fait ce que Quelqu'un aurait pu faire.
>
> MORALITÉ
> Sans vouloir le reprocher à Tout le monde,
> Il serait bon que Chacun
> Fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir
> Que Quelqu'un le fera à sa place
> Car l'expérience montre que
> Là où on attend Quelqu'un,
> Généralement on ne trouve Personne!
> CONCLUSION
> Je vais le transférer à Tout le monde afin que Chacun puisse l'envoyer à Quelqu'un sans oublier Personne...
« Par cette rubrique, je souhaite mettre en valeur des personnes du canton qui font l’actualité, qui possèdent un vécu et dont la vie a tout d’une belle histoire. Relatons aujourd’hui le phénomène littéraire qu’est Karine Fougeray, une habitante de La Ville-es-Nonais ».
Jean-Francis Richeux.
Karine Fougeray, tombée dans la marmite de l’écriture
Rêver d’écrire un livre, le faire, envoyer son manuscrit, être aussitôt éditée par Delphine Montalant et susciter chez les lecteurs un engouement immédiat.
L’histoire de Karine Fougeray, graphiste à La Ville-es-Nonais, a tout d’un conte de fées.
Depuis la parution du recueil de nouvelles Elle fait des galettes, c’est toute sa vie en 2005, le succès ne l’a guère quittée.
On a même dit d’elle qu’elle était la petite sœur d’Anna Gavalda.
En 2008 sort Ker Violette, un roman cette fois, qui grandit en même temps qu’une petite fille dont le prénom possède un lien direct avec le titre du livre.
Au fil du temps, les deux livres sont imprimés en format poche, ce qui augmente encore le cercle des lecteurs.
Ker Violette parait aussi en langue espagnole car au-delà des frontières, certains lisent assidûment le blog plein de fantaisie de Karine et en tombent raide dingues.
La chaîne télévisée Arte lui a en effet demandé de tenir un journal qui fait des émules sur la toile.
A plusieurs reprises, des lectures spectacles mettent en scène « Les Galettes ». La comédienne Marie Frémont s’y emploie avec talent, Dinard en a fait l’expérience l’été dernier.
Et l’on verrait bien une adaptation au cinéma de ses récits tant on peut les visualiser !
Karine Fougeray reprend la plume aujourd’hui pour narrer la Route du rhum de Servane Escoffier.
L’affaire devient une histoire d’ancre, avec un e ou un a peu importe.
Au hasard d’une rencontre signature, la navigatrice et l’auteure ont pu échanger leur enthousiasme il y a trois ans : « Ma sœur m’avait offert votre livre avant mon Tour du monde. Je l’ai lu dans les quarantièmes rugissants. Grâce à vous, j’avais l’impression magique de m’évader et dans le même temps de me sentir chez moi ! » confie alors Servane à Karine.
Jamais en manque d’inspiration, l’auteure va, durant la course mythique, raconter des histoires fabriquées sous la forme de billets, au fur et à mesure des communications.
Ce lien entre terre et mer ne nourrira aucunement une description technique mais favorisera des bouts de vie, des bribes d’émotion, des morceaux d’intimité.
« A l’avance, je devine les jours où Servane n’aura ni le désir ni le temps de me parler et d’autres où elle me contactera parce que le lever de soleil aura été sublime » imagine-t-elle.
Autre navigation pour Karine Fougeray, celle d’un troisième ouvrage qu’elle écrit en ce moment. Les lecteurs partiront en Afrique, en compagnie d'une petite fille albinos…
La rubrique A l’encre de Servane sera visible sur www.saintmalo2015.com